Mon peuple habitera un séjour de paix, des demeures protégées, des lieux sûrs de repos » (Is 32, 15-18).(1)
Au début de ce temps de création, mon idée va sur la propagande qui se fait actuellement sur les véhicules électriques peut être aussi suite à la règle visant à interdire la vente de voitures neuves à essence et diesel à partir de 2035 (2). La première fois que j’avais emprunté le bus électrique, il avait attiré ma curiosité. Je l’ai bien observé de l’extérieur et de l’intérieur sans percer les couvertures garnies qui font la beauté de l’engin.
Le véhicule électrique : reste cet engin constitué des métaux, acier, des pneus, plastique, caoutchouc, des batteries,… Pour arriver à fabriquer cet engin à moteur électrique alimenté par une batterie Lithium-ion il faut avoir plusieurs métaux critiques. Le défi du transport et environnement, c’est la réduction d’émissions de gaz à effet de serre et des polluants. La transition vers des mobilités plus propres.
Les avantages de véhicules électrique : moins de nuisances sonores, ils sont compatibles avec une transition énergétique plus propre, très intéressant surtout si l’électricité vient des énergies renouvelables comme solaire, hydraulique,….Pas de gaz d’échappement : une bonne qualité de l’air.
Mais les implications en amont et en fin de vie de ces engins ne sont du reste pas négligeable.
Quelles sont les conséquences de leur fabrication sur le plan environnemental, social et géopolitique ?
la fabrication d’un véhicule électrique nécessite environ 394 kg de matériaux critiques : aluminium, cobalt, cuivre, graphite, lithium, manganèse et nickel en majorité. C’est 2,2 fois plus que pour la fabrication d’une voiture thermique, qui en nécessite 176 kg (aluminium, cuivre et manganèse). (3)

Ceci entraine comme conséquences :
• la dégradation des écosystèmes, extraction à ciel ouvert, la déforestation, épuisement des nappes phréatiques, la pollution des sol et des rivières.
• Emission des carbone : la production de véhicule électrique produise plus de carbone que la production des véhicule thermique à cause de la batterie.
• Exploitation humaine : travail et exploitation des enfants comme dans certain mines de Cobalt comme en République Démocratique du Congo, les conditions dangereuse du travail sous l’influence des conflits armés pour le contrôle des ressources.
• En promouvant le véhicule électrique, les pays développés délocalisent leur pollution vers les pays extracteurs des minerais ; Ils vont consommer des batteries toute faites et propre au détriment des pays producteurs et extracteurs qui sont généralement déjà exploités.
• La propagande à l’électrique entraine des tensions géopoliques autour des minerais et entrainent des tensions autour des pays producteur et la multiplication des accords miniers parfois illégaux et souvent réfuter localement.
• Pour la production de l’électricité, s’il n’y a pas possibilité de l’énergie renouvelable, il faut du charbon et le charbon est très polluant.

Cette citation, n’est pas exhaustive.
A la fin de vie de véhicules électriques, il y a risque de déchets toxiques
Bien qu’elles alimentent une solution propre pour réduire les émissions polluantes, leur production et leur fin de vie posent des défis écologiques. Les matériaux nécessaires à leur fabrication nécessitent souvent des procédés d’extraction qui impactent la planète. Cela pose des risques environnementaux (contamination air, eaux et sols), sanitaires, mais également des défis sociaux dans certaines régions comme dit ci-haut.
De plus, sans recyclage, les batteries de voitures électriques risquent de contribuer à la pollution. En effet, la production de batteries pour véhicules électriques (batterie lithium-ion) implique aussi des processus potentiellement polluants. Le recyclage est notamment privilégié pour réduire la dépendance à l’extraction.(3)

Alternatives :
Notre maison commune est tellement polluée que le souci est d’arriver à ne plus émettre les carbones. La faible émission de la pollution retardera peut-être sa destruction totale mais elle continuera à la faire souffrir et ne résolvera pas le problème. Désirons supprimer les impacts et non les déplacés.
D’abord l’usage de vélo, la marche, la promotion de véhicules électriques sur base des énergies renouvelables, mettre fin à l’usage des batteries lithium-ion et pour celles qui existent, entamer la procédure de recyclage selon les directives de l’Union Européenne qui exigent que les fabricants récupèrent et recyclent les batteries usagées(4).
Autrement, utiliser des véhicules légers pour nécessités, bus électrique à usage public (transport en commun) , train et la sensibilisation à moins de voitures et non dire : seulement les voitures électriques par ce qu’elles sont quand même polluant dans leur fabrication et en fin de vie si le recyclage ne se fait pas selon les normes. Ceci est aussi un appel global à l’indépendance mobile.
Nous n’allons pas nous contenter du fait que les véhicules électriques polluent moins comparativement aux véhicules thermiques. C’est la loi du moindre effort(5) .
J’encourage et soutien les initiatives de Volgswagen, cette entreprise qui s’est engagée à respecter l’accord de Paris sur le climat avec l’objectif de devenir une Entreprise au bilan carbone neutre d’ici 2050 (6) via stratégie :« way to zero ». En développant des véhicules électriques rechargeables avec de l’électricité verte, en rendant ses usines plus efficaces et alimentées par des énergies renouvelables et en mettant en place des systèmes de recyclages avancés pour les batteries et les véhicules. Le défi est grand et même historique. Ceci est l’expression de la prise de conscience, du sens de responsabilité et de la bonne volonté.

En conclusion,
Nous reconnaissons que les véhicules électriques sont une étape importante vers la décarbonisation du transport. Si pendant l’usage les véhicules électriques ne polluent pas, nous devons reconnaitre que leurs fabrications et leur fin de vie posent des défis écologiques. Ceci n’est donc pas encore une solution effective.
Que l’encyclique Laudato si’ continue à nous inspirer et que l’écologie intégrale soit de plus en plus choisie et partagée comme voie à suivre.

Sources :
(1) Extrait du discours du Pape Leon XVI pour la 10è journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création 2025.
(2) Parlement Européen : Tout savoir sur l’interdiction de l’union Européenne concernant la vente de voitures neuves à essence et diesel à partir de 2035
(3) La newsletter de Roole média : les batteries des voitures électriques : enjeu de métaux critiques. Publié le 25/01/2024
(4) Chargemap Blog : recyclage de batterie des véhicules électriques
(5) Wikipedia : bilan carbone des véhicules électriques/ études européenne.
(6) Volgswagen : la première Volgswagen au bilan carbone neutre

Berlaine, ICM