En ce jour 25 mai, 2020, Journée de la libération de l’Afrique, nous, peuples et croyants engagés, rallions nos voix, dans le contexte de la crise du COVID-19 pour réaffirmer les idéaux de la souveraineté africaine.

La famille humaine tire ses origines de l’Afrique, le « berceau de l’humanité. » L’Afrique des grandes universités, comme celle de Tombouctou au Mali du 12ème siècle, représente un exemple d’érudition, d’innovation, et du génie du peuple africain. De braves femmes comme la reine Nzingha, ont lutté pour la libération de leur peuple dès les années 1600. Aussi, sachons reconnaître et affirmer le potentiel et le dynamisme de nos peuples africains.

Avec une population de plus de 1,3 milliard d’habitants, l’Afrique prend de l’envol, grâce à son esprit d’innovation. De la plate-forme Ushahidi aux services bancaires via la téléphonie mobile mis au point par des ingénieurs africains, l’Afrique bouge ; malheureusement, la pandémie du Covid-19 menace de freiner cet élan économique. Nonobstant ce défi, le COVID-19 a provoqué une révolution de nouvelles technologies—des stations de lavage des mains alimentées par l’énergie solaire au Ghana, la thérapie novatrice à Madagascar, et les kits de dépistage du Sénégal ont sauvé des vies à travers le continent. Cette pandémie mondiale continuera sans doute à réduire le commerce intercontinental.  Cherchons donc une solution à l’interne. Comptons sur nos propres forces.

Ces avancées, cependant, émergent dans un contexte difficile. Le continent continue de souffrir de l’exploitation abusive de ses ressources, ce qui fragilise ses systèmes de santé publique. La mauvaise gouvernance l’expose également à des pratiques criminelles organisées par des gouvernements étrangers et les multinationales qui habilement évitent de payer les impôts, manipulent les prix d’échange et réduisent les opportunités de son industrialisation. Les transferts illicites de capitaux vers l’étranger par les élites font perdre à l’Afrique plus du double du montant de l’aide au développement et les investissements directs étrangers. À ce titre, nous estimons que sa dette a été payée plusieurs fois. De fait, le monde doit à l’Afrique et aux Africains des réparations pour les horreurs de l’esclavage, du colonialisme, de l’apartheid et les guerres économiques imposées pour l’exploitation sans relâche de ses ressources. Nous croyons que c’est notre devoir de bâtir une Afrique unie, plus forte et un monde meilleur. Unissons nos forces pour poursuivre une justice économique maintenant !

La justice économique exige l’accès aux soins de qualité pour tous. En avril 2001, les États membres de l’Union africaine ont décidé d’investir au moins 15 % de leur budget annuel dans la santé. Près de deux décennies après, il est regrettable de constater que la plupart des pays sont loin de réaliser cet engagement. La pandémie du COVID-19 est l’occasion pour un nouveau départ. Nous rejetons le diktat de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International d’imposer la privatisation de nos services essentiels—y compris la santé. Mobilisons nos ressources nationales pour offrir une couverture sanitaire à tous.

Africains et peuples d’origine africaine, nous avons la capacité de construire un avenir meilleur.  La place des femmes et des filles dans nos sociétés comme leaders, entrepreneurs et agents de changement social est une exigence qui nous incombe.  Nous ne pourrons jamais nous libérer entièrement sans la décolonisation de nos esprits, et la maximisation de la créativité de nos jeunes. Profitons du potentiel solaire et éolien de l’Afrique pour créer de nouveaux emplois, accroître notre production vivrière et impulser un développement économique plus juste. Protégeons la planète et ses habitants et démocratisons tous les services essentiels ! 

Nous demandons à l’Union africaine, à nos dirigeants politiques, aux institutions religieuses, aux mouvements sociaux, à la société civile, la diaspora et tous les hommes de bonne volonté d’œuvrer à nous libérer des chaînes de l’oppression, de la tutelle de l’Occident et de la Chine, et de promouvoir la redevabilité à tous les niveaux de la gouvernance publique. Nous rendons hommage aux sacrifices de nos ancêtres et exigeons des leaders qui protègent les intérêts fondamentaux de leurs peuples.

Comme un pont, nous transmettons les bénédictions reçues aux générations futures. Demeurons fermes —et unis comme des toiles d’araignées, forts de notre foi et jouissant pleinement de nos droits inaliénables à la dignité et la justice.

En avant, en cette journée de la libération de l’Afrique 2020 – Unissons-nous pour notre totale libération- L’avenir nous appartient

Coalition pour la Libération et le Renouveau de l’Afrique (COLIRA)

Nous vous invitons à signer la pétition qui demande aux dirigeants africains de libérer Mama Africa de l’esclavage signer ICI la petition 

CALAR.COLIRA Declaration FR


PRIERE POUR LE RENOUVEAU DE L’AFRIQUE

ACTION DE GRACES, DEMANDE DE PARDON ET ENGAGEMENT

Action de grâces

Nous disons merci à Dieu notre Créateur pour les grâces abondantes répandues sur notre Mère Afrique et sur tous ses enfants : pour les terres fertiles et riches, pour les ressources minérales, pour la variété de la flore et de la faune, pour le climat tropical luxuriant. Nous disons merci pour l’inventivité des Africains, pour les cultures dynamiques des peuples. Nous disons merci à Dieu pour la sagesse des Ancêtres qui se comportaient comme d’humbles gardiens de la Terre, et qui reconnaissaient l’importance de la famille et de la solidarité. Ô Dieu, vos grâces sont si abondantes que nous ne pouvons les énumérer!

Demande de pardon

Nous demandons pardon pour toutes les fois où nous n’avons su apprécier les abondantes bénédictions de Dieu sur nous, chérir notre unique mission et la place distinctive de notre Mère Afrique dans l’histoire de l’humanité.

Oui, pendant des millénaires, l’Afrique fut cette terre d’abondance qui a permis à un grand nombre de peuples de survivre; et elle continue de fournir des ressources vitales à l’humanité.

Pardonne-nous, Seigneur, pour notre refus de nous accepter, pour le rejet des libérateurs que tu nous as envoyés. Pardonne notre manque d’unité et tout ce que nous avons fait pour torpiller notre développement. Pardonne à nos dirigeants leurs échecs quand ils ne travaillaient pas pour le bien commun, quand ils hypothéquaient notre héritage aux mains d’exploitants malhonnêtes. Pardonne-nous, Seigneur, pour toutes ces politiques qui handicapent notre Mère Afrique et poussent ses enfants à la recherche de pâturages plus verts, à travers des migrations périlleuses faites de noyades en Méditerranée, d’esclavage, de non-respect de leur dignité humaine; ainsi, traités comme des objets de rebut, ils sont parfois dépecés pour le trafic de leurs organes.

Engagement

En nous engageant, nous proclamons une aube nouvelle pour l’Afrique, un jour nouveau. Nous nous engageons à travailler pour le bien de l’Afrique, comme une famille humaine unie. Nous voulons célébrer qui nous sommes en tant que peuple africain tant sur le Continent que dans la Diaspora. Nous voulons apprécier nos dons et nos talents, et les nombreuses bénédictions que la Création nous a offertes en héritage. À partir de nos forces intérieures, nous voulons utiliser nos talents et nos abondantes ressources pour le développement intégral de notre Mère Afrique et de ses enfants. Nous nous engageons à la décolonisation de nos esprits et à l’éradication du schéma mental de dépendance qui perdure.

Portés par sur les épaules de nos Ancêtres, nous nous engageons à bâtir la vraie famille panafricaine, où chaque homme, chaque femme, chaque enfant se sent chez-lui, avec les richesses de son ethnie, de sa langue et de sa religion. Nous nous engageons à approfondir notre foi en notre Créateur, en nos frères et sœurs, et en nos capacités d’agir. Nous invoquons nos Ancêtres ! Qu’ils nous accompagnent dans cette entreprise! Que l’Esprit de notre Créateur nous inspire et nous guide! Amen.

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